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Genre et Médias

le 6 avril 2018

A l’IUT Ponson, 115 route de Narbonne (Métro ligne B- Station Université Paul Sabatier), de 9h30 à 16h30



Séminaire Médiapolis-Grecom

 

Vendredi 6 avril 2018 : 9h30-16h30

IUT Ponsan 115 route de Narbonne (Métro Ligne B Station Université Paul Sabatier) Salle 70B (rez de chaussée)

 

GENRE ET MÉDIAS

 

Matinée : 9h30- 12h30

 

Présidentielle 2017

L’affaire Fillon, Le Canard enchaîné et « Le journal de Penelope F. »

Marlène Coulomb-Gully, LERASS, Université de Toulouse

 

Depuis l’élection de 2007, qui a vu pour la première fois figurer une femme parmi les finalistes - Ségolène Royal pour le Parti socialiste-, le genre a fait son entrée officielle sur la scène politique. La présidentielle de 2017 confirme l’importance de la dimension genrée dans le jeu électoral. Nous analysons ici un épisode majeur de cette élection, dont il a définitivement infléchi le cours et révélé le caractère sexué : l’affaire Fillon, encore nommée « Fillon Gate » ou « Penelope Gate » (le choix des termes n’est pas sans importance), telle qu’en a rendu compte Le Canard enchaîné, en particulier à travers l’étude du « Journal de Penelope F ».

 

Genre et journalisme sportif, l'assignation identitaire des cavalières dans la presse équestre spécialisée.

Elise Pons, LERASS, Université de Toulouse

 

Le journalisme sportif est un champ d’investigation particulièrement riche pour saisir les modalités de constitution genrées dans la mesure où le sport professionnel est structuré par la séparation des hommes et des femmes, y compris dans des sports dits mixtes comme les sports équestres qui nous intéressent ici. La question que nous nous posons, est de savoir si ce caractère mixte et la supposée égalité qu'il génère, s'inscrivent dans les pratiques équestres de haut niveau et influencent les représentations médiatiques des athlètes cavaliers d'aujourd'hui. Pour y répondre nous étudierons les structures narratives, les hyperstructures et les stratégies énonciatives de deux magazines sportifs spécialisés : l'Eperon et Grand Prix Magazine.  

 

Kill Bill : le genre dans le cinéma de Quentin Tarantino 

Marie-Pierre Huillet, LERASS, Université de Toulouse

 

La filmographie de Quentin Tarantino, de Reservoir Dogs, son premier long métrage sorti en 1992 à The Hateful Eight sorti en 2016, pose avec acuité la question du Genre. Le réalisateur américain est connu pour ses films qualifiés par la presse de «virils» et pour ses personnages féminins de premier plan qui lui ont parfois valu l'attribut de « féministe». Un cinéaste «féministe» qui fait des films «virils», il y a bien là de quoi s'interroger! En réalité, ces adjectifs maladroitement employés par certains journalistes mettent en lumière le fait qu'on ne peut pas voir un film de Tarantino sans «sentir» qu'il se passe quelque chose du côté du Genre. Chez Tarantino, on est un homme ou une femme, sans concession et en même temps, ce schéma traditionnel se fissure au point que pour être l'un ou l'autre, l'un doit souvent tuer l'autre.

Kill Bill, remis sur le devant de la scène suite aux déclarations d' Uma Thurman dans "l’affaire Weinstein", servira de point d’appui à notre réflexion. »

 

Pause déjeuner

 

APRES-MIDI 14h-16h30

 

Un gars, une fille ou le petit théâtre du couple.

Laetitia Biscarrat, LERASS, Université de Toulouse

 

Diffusée pour la première fois en 1999 sur France 2, la shortcom Un gars, une fille est un incontournable de la fiction télévisuelle française, tant du point de ses succès d’audience – avec des pics à plus de 7 millions de téléspectateur.rice.s sur le créneau concurrentiel de l’access prime-time -, de sa longévité que de sa prégnance dans la culture médiatique et populaire. Cette communication étudie la construction télévisuelle du genre via la mise en scène dans ce format court du couple incarné par Chouchou et Loulou (Jean Dujardin et Alexandra Lamy). Les spécificités du genre télévisuel - concision, répétition et humour – participent de la construction du masculin et du féminin dans un modèle de la différence hiérarchisée qui s’agence au sein du couple selon une double rhétorique de la conflictualité et de la complémentarité.

 

« Féminin » ou « féministe » ? Le cas du magazine Marie-Claire.

Bibia Pavard, CARISM, Paris 2

 

A l'heure de la multiplication des magazine féminins/féministes papier ou en ligne, la question se pose : un magazine féminin peut-il vraiment être féministe? Existe-t-il un féminisme populaire porté par la presse féminine ? La question n'est pas nouvelle et elle semble insoluble dans l'absolu, néanmoins l’étude de cas du cahier « Femmes » de Marie Claire, autoproclamé « journal des féministes » dans le magazine de 1976 à 1990, permet d’analyser finement les mécanismes de diffusion de discours militants dans la culture de masse. L’étude qualitative de la rubrique couplée à des entretiens avec les professionnels qui l’ont animée montrent que cette expérience éditoriale originale est rendue possible par le poids du contexte politique s’articulant avec le contexte organisationnel de l’entreprise et les trajectoires des journalistes. Le magazine propose une rubrique qui suit l’air du temps, permettant à une jeune génération d’entrer dans la rédaction et d’y faire carrière.

 

 

 

 

 


Contact :
Marlène Coulomb-Gully