Arpège - Réseau Genre, société et politique d'égalité


Accueil > pratiques > Actualités

Séduire. Discours, représentations et pratiques de la séduction du Moyen Âge à nos jours

du 1 juin 2017 au 3 juin 2017
1er juin: 13h30 - 18h15
2 juin: 8h45 - 18h
3 juin: 8h45 - 12h30


Affiche_Seduction-page-001.jpg

Affiche_Seduction-page-001.jpg

Penser, dire et représenter la séduction s’avère être beaucoup plus complexe qu’il ne paraît, car la séduction n’est pas un concept. Cette compagne ordinaire de notre quotidien aux mille visages, participe directement à la création du lien social. Les manifestations plurielles de la séduction font qu’il n’est pas toujours simple de discerner ce qui relève d’un phénomène auquel nous nous sommes habitués, de l’exceptionnel perçu comme une source d’intérêt nouvelle qui focalise notre attention, s’insinue dans nos esprits et fonde nos désirs. Si la séduction est difficile à définir, son rapport au désir l’est probablement davantage encore.

En tant qu’objet de questionnement et de réflexion, la séduction interroge les sciences sociales tout comme l’ensemble de la société, qui, ainsi, éprouvent maintes difficultés à appréhender le phénomène comme concept. L’entrée dans l’univers de la séduction peut se concevoir non seulement par l’analyse de la personnalité et de la sensibilité des acteurs, mais aussi par les stratagèmes développés par ces derniers pour séduire. La séduction peut être appréhendée selon ses "représentant.e.s": charmeurs, menteurs, ravisseurs, envouteurs, conquérants, suborneurs, manipulateurs, etc., auxquels il semble utile d’ajouter des notions telles que attraction, désir, possession, fascination, attrait, appas, détournement, éblouissement, ascendant, magie, influence … La séduction est une réalité plurielle et complexe, car elle relève aussi de l’affect.

Néanmoins, il est possible – voire indispensable – de contextualiser les occasions de séduction, leurs formes et leurs finalités, cette manifestation scientifique permettant, grâce à une démarche inductive, ainsi qu’à une analyse à la fois diachronique et synchronique, d’éclairer une pratique réputée a priori complexe. La question de la limite entre manipulation et consentement figure donc au cœur de la réflexion, car la séduction est un acte social ordinaire, défini et façonné de façons très variables d’une société à une autre, d’une culture à l’autre. La séduction est à la fois source et garante, destructrice ou fédératrice, du lien social.

Cette rencontre est ouverte aux étudiant.e.s du Réseau de Masters Arpège dans le cadre du séminaire interdisciplinaire Arpège.

Contact :
Christophe Regina
Lieu(x) :

Université Toulouse Jean Jaurès, Nouvelle Maison de la Recherche, Amphi F417



Documents à télécharger :

Version PDF | Mentions légales | Conseils d'utilisation | Lien vers RSSSuivre les actualités | haut de la page