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Rentrée Institut de Recherches sur le Genre et les Sexualités ARPEGE, Conférence inaugurale de Rejane Senac, "L'égalité à l'épreuve de notre rapport à l'animalité"

Publié le 11 septembre 2026 Mis à jour le 11 septembre 2026
le 17 septembre 2026
14h - 17h
Université Toulouse - Jean Jaurès
MDR E412
arpege_conf_inaugurale
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L’Institut de Recherches sur le Genre et les Sexualités – ARPEGE

 

Programme de rentrée

Jeudi 17 septembre 2026

 

 

Maison de la Recherche, Université de Toulouse Jean Jaurès, Maison de la Recherche, salle E412. Entrée libre et gratuite pour tou.te.s les intéressé.e.s

 

14h – Accueil et actualités de l’Institut ARPEGE

 

14h30 – Conférence inaugurale:

 

Réjane SENAC

 

L’égalité à l’épreuve de notre rapport à l'animal.ité

 

Le principe d’égalité est l’idéal politique à la fois le plus mobilisé et le plus controversé. Pilier de la modernité politique, il est défini comme un droit naturel caractérisant l’humanité. Son sens est complexe et polémique car les divergences portent à la fois sur sa pertinence, sa définition comme principe de justice, son périmètre et ses modalités d’application. Les catégorisations entre groupes humains, et entre humains et non-humains, justifient l’exclusion ou l’inclusion dans la communauté des égaux, et donc l’accès ou non à des droits. C’est pourquoi la dénonciation de la dimension hiérarchisante des classifications fait partie intégrante des mobilisations contre les injustices, notamment féministes, antiracistes, antispécistes, pour la justice sociale et écologique. Le pouvoir de classer détermine en effet le cadre de la discussion politique en conditionnant « qui » a le droit d’avoir quels droits. Les revendications visant à étendre l’application du principe d’égalité participent de cette discussion. L’égalité et l’universalisme sont appréhendés comme un horizon commun émancipateur, un processus en perpétuel mouvement et contradiction 

La question animale est souvent marginalisée dans les discussions sur l’égalité dans les sociétés occidentales. L’antispécisme bouleverse, il est vrai, notre conception du politique. Dénoncé comme un anti-humanisme ou comme une diversion par rapport à la lutte contre le sexisme, le racisme et les inégalités sociales, il est temps de le considérer comme un pas de côté nécessaire pour faire un pas en avant. Il s’agira d’aborder comment notre rapport à l’animal.ité met à l’épreuve nos in.cohérences vis-à-vis de l’injustice, la violence, l’amour et l’espoir. 

 

Réjane Sénac est directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, Sciences Po Paris. Elle est directrice du département de science politique de Sciences Po et membre du comité de direction du programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre – PRESAGE. Elle a été présidente de la commission parité du Haut Conseil à l’Egalité femmes-hommes, instance consultative auprès du Premier Ministre, de janvier 2013 à janvier 2019. 

Ses recherches ont pour point commun d’interroger les expressions contemporaines du principe d’égalité à travers le prisme des différenciations jugées légitimes et illégitimes. Elle travaille notamment sur les synergies entre les mobilisations contemporaines contre les injustices, en particulier sexistes, racistes, sociales, écologiques et spécistes. Elle aborde actuellement la manière dont la question animale met à l’épreuve notre rapport à « qui » et à « ce qui » est politique. Elle a en particulier publié Par effraction. Rendre visible la question animale(Stock/Philosophie magazine 2025), Comme si nous étions des animaux (Seuil, 2024), Radicales et fluides. Les mobilisations contemporaines (Presses de Sciences Po, 2021), L’égalité sans condition. Osons nous imaginer et être semblables (Rue de l’échiquier, 2019) et Les non-frères au pays de l’égalité (Presses de Sciences Po, 2017).

16h30 – Lancement de l’appel à candidature pour le laboratoire junior LGBTQI+ ARPEGE et manifestation d’intérêt pour EFFIGIES-Toulouse